Kerjean Emile

Je viens de découvrir ce site au hasard de mes recherches sur les engagements divers de JMG Le Clézio.Je connaissais l’initiative mais non votre site dont le contenu est si éclairant et si motivant.Il y a là une démarche optimiste qui encourage à croire encore aux forces de l’esprit et à la volonté des échanges par delà les frontières pour que triomphe la paix

.Merci pour ce très beau message.

Emile Kerjean.
emile.kerjean@wanadoo.fr

Réponse:

A notre tour de vous remercier vivement pour ces quelques mots de soutien. Il nous en faut, car le ” combat” –  c’en est un, mais pacifique!–  pour l’interculturel et la paix est long et rude. Mais l’enjeu n’est rien de moins que notre avenir à tous.

I.A

Bonjour Monsieur

Bonjour, Monsieur.

Je ne m’attendais pas du tout à une réponse pour ce message spontané que je vous envoyais et surtout venant de vous personnellement, M.Azgarally.J’en suis vraiment très honoré.
J’ai eu l’occasion de m’intéresser à vos travaux et en particulier à votre thèse sur le personnage historique de Ratsitatane dont Jean-Marie Le Clézio nous raconte l’histoire dans Révolutions, et bien sûr à vos textes sur L’Interculturel ou la guerre.Et Internet nous permet ce miracle de vous voir dans des extraits de vos interventions.
Je suis très sensible à la démarche de votre fondation et ancien enseignant de lettres, je suis bien sûr convaincu que les livres”sont le levier de l’éducation interculturelle, une formation fondée sur la la lecture des textes de l’autre et sur l’apprentissage de ses mythes”
Je garde un souvenir ému des activités proposées aux scolaires par le festival Etonnants Voyageurs de Saint-Malo, travaux d’écriture en particulier, présentés dans un concours, et de nombreuses lectures, bien sûr, qui nous avaient permis cette rencontre avec l’autre, l’Africain, l’Inuit… et avec des écrivains de partout. Cela demandait un très fort investissement mais c’était enthousiasmant.
Ce mot  donc pour vous remercier de votre réponse.
Je vous transmets toute mon admiration avec un bonjour breton, brestois, un bonjour du  bout du monde, Penn-ar-Bed.

Bien sincèrement.
Emile Kerjean.

Fondation pour l’Interculturel et la Paix

( Extrait du discours lors de l’inauguration de l’Exposition itinérante Tous parents, tous différents au MIE, Réduit, Ile Maurice )

( … ) Je voudrais juste vous dire quelques mots sur la Fondation pour l’Interculturel et la Paix ( FIP ) qui a deux objectifs. Je m’excuse auprès des enfants du langage savant auquel j’aurai recours!

Premier objectif : Promouvoir la connaissance des cultures du monde et leur interaction en vue de l’enrichissement personnel des hommes et des femmes, toutes origines confondues.
C’est le culturel  dans « interculturel ».
Second objectif : Promouvoir, à travers l’échange interculturel, la paix au sein des nations et sur le plan international, condition première du développement vraiment durable.
C’est l’inter dans « interculturel ».

Un mot également sur cette exposition, somme toute modeste, puisqu’elle ne comprend que dix panneaux. Son titre est explicite : nous sommes tous parents, car il n’y a qu’une race humaine. Et nous sommes tous différents, puisque deux jumeaux ( ou deux jumelles ) peuvent l’être : ils n’ont pas, comme on dit, la même « identité ». Encore une fois, dans un langage savant, « mon identité c’est ce qui fait que je ne suis identique à aucune autre personne ». Deux panneaux illustrent cette idée.

Et les autres panneaux? En bien, ils rappellent, par exemple, l’histoire du livre qui est né des apports de plusieurs pays et cultures : le papier venant de Chine, les caractère métalliques mobiles de Corée, l’imprimerie inventée en Allemagne, la première presse industrielle aux Etats-Unis …

Ces panneaux rappellent également les emprunts d’une langue à l’autre, leurs « entrelacements », pour reprendre cet mot magnifique de Henriette Walter, auteur du volumineux L’Aventure des langues en Occident. Vous verrez sur un panneau que notre créole est en quelque sorte la petite-fille du latin!

Sur un autre panneau, vous verrez quelques sites du patrimoine mondial de l’UNESCO à côté des deux sites de Maurice, l’Aapravasi Ghat et le Morne. L’idée est de faire l’enfant s’approprier ces sites nationaux, puis internationaux et surtout ne pas s’identifier seulement à un site selon ses origines.

Je laisserai à Jean-Marie Le Clézio le soin de revenir sur ces panneaux et de commenter d’autres avec les enfants. Je tiens seulement à souligner qu’on pourrait ajouter d’autres panneaux à cet ensemble, par exemple, un thème qui est très cher à Jean-Marie: les littératures du monde qui ne connaissent pas les frontières de langue eu de territoire.

Pour conclure : le responsable de la plus grande chaîne hôtelière de Maurice nous disait mardi soir à moi, Jean-Marie et Sarojini que son groupe a perdu des millions de roupies à cause du nuage issu du volcan en Islande. Si un petit nuage peut causer autant de dégâts, faire annuler 100 000 vols dans le monde et faire perdre globalement 2,5 milliards de dollars en quelques jours, que feraient des nuages venant d’autres volcans, non physiques ceux-là ? Pour qu’il n’en soit pas ainsi, à Maurice – où on senti le souffre du volcan en 1968 et en 1999 — et partout dans le monde, — je pense surtout à l’Allemagne, où la « théorie des races » des nazis a fait six millions de morts dans les camps de concentration –, pour qu’il n’en soit pas ainsi, faisons en sorte que nos richesses ne deviennent pas des explosifs, que nos cultures, nos croyances, religieuses ou pas, nos langues, nos caractéristiques individuelles nous enrichissent davantage, nous aident à vivre ensemble et ne fassent pas exploser, ou imploser, nos sociétés. L’interculturel – si vous n’aimez pas le mot, trouvez-en un autre, mais vous savez ce que veulent dire les mots – est l’un des grands défis du nouveau millénaire. Avec la lutte contre la faim et la misère, et la protection de notre planète.

Au nom de la Fondation pour l’Interculturel et la Paix, je remercie le ministre de l’Education et des Ressources humaines d’être venu ici malgré ses nombreuses obligations professionnelles. Merci à la dynamique et sympathique directrice du MIE, Mme Sheela Thancanamootoo et à son personnel, en particulier la section graphique sous la direction de Mme Kamla Ernest. Merci à la Coordinatrice Résidente des Nations-Unies qui ont soutenu financièrement la réalisation matérielle de cette exposition. Et à vous tous, en particulier les enfants, d’être présents aujourd’hui.

Je tiens à vous signaler que dans le cadre du projet « Livres pour tous » de la FIP, nous avons remis dimanche dernier des textes de fiction à 160 enfants démunis au Centre social de Bambous et que nous serons dimanche prochain à Souillac pour une autre rencontre avec des enfants de la région. Venez nous aider : remettre un petit livre à un enfant démuni vaut une prière. C’est aider des êtres humains à accéder à la culture, ce qui devrait être la première finalité d’une politique culturelle digne de ce nom . venez nous aider en commentant et en expliquant ces panneaux aux enfants dans les écoles : ce sont des pages d’un manuel de survie sociale.

I.A.

Bienvenue !

A l’ère de la troisième mondialisation, portée par une révolution médiatique jamais vue jusqu’ici, il est indispensable d’être présent régulièrement sur la Toile. C’est vrai d’un individu et, encore plus, d’un mouvement.

Voilà pourquoi la Fondation pour l’Interculturel et la Paix a besoin d’un site interactif pour présenter ses objectifs et ses fonctions, les textes qui l’inspirent, ses activités et leur revue dans les médias, et la vidéo de quelques interventions publiques. Et également pour commenter, dans un blog, les événements de l’actualité à la lumière d’un ensemble de convictions et d’engagements, et pour discuter, dans un forum — en toute liberté, ce qui n’exclut pas l’élégance — les idées fortes qui sont véhiculées par les discours et les livres. Sans oublier la mise en réseau de nombreux chercheurs, artistes et écrivains, de toutes les aires culturelles, oeuvrant, parfois isolément, pour l’interculturel et la paix.

Une réserve, cependant. Pour prévenir une des dérives de l’Internet, à savoir la propension de certains individus à donner leur avis sur tout et rien, sous le couvert douillet de l’anonymat, seuls les commentaires dûment signés sur le blog et sur le forum de discussion seront publiés sur le site de la FIP. Pour ne pas encourager une culture de la lâcheté et de la délation. Etant donné que nous nous exprimons à visage découvert, nous en attendons autant de nos lecteurs.

I.A